De la côte Patagonienne à la Cordillère des Andes

Publié le par Boris

Me revoilà, foulant les terres arides de la côte Patagonienne…

Côtes de la Patagonie argentineJ’aime profondément cette région de la Patagonie, celle présente dans l’imaginaire de chacun : des plaines à perte de vue, des plats paysages, des routes interminables, des kilomètres de terres inhabitées, l’infini au loin qui se confond avec l’horizon. Le ciel est bas, offrant une vision panoramique permanente.

Faune de la Patagonie argentineSur la route, de nombreux animaux, rapaces, guanacos, renards, nandous croisent mon chemin. Ici pas d’arbres pour ce cacher, seule possibilité pour ces animaux : se perdre au milieu de l’immensité. Enfin au loin, je vois le bleu de la mer, une mer sans bateau, prolongement de ces grands espaces.

Faune marine de la Patagonie argentineLe long de ces côtes, c’est souvent vertigineux. En effet, de nombreuses falaises d’une centaine de mètres, à pic, surplombent des plages australes. Ici pas de baigneurs, pas de parasols, pas de bars, aucune trace humaine, la faune marine qui est reine. Des centaines de loups de mer, otarie, éléphants de mer, pingouins, se prélassent au bord de l’eau. Au loin, bien souvent on aperçoit des queues de baleines, parfois l’aileron d’un orque. Les cormorans survolent ces espaces, avec d’incessants va-et-vient entre leurs nids et la mer. Et moi, SEUL au monde dans ce décor, je surplombe ce spectacle.

Faune marine de la Patagonie argentineTout cela semble irréel mais existe bien. J’aime voir et sentir qu’il existe encore de tels endroits sur terre. J’espère que l’Homme ne viendra jamais s’installer massivement par ici. Je descends une de ces falaises jusqu’au bord de l’eau, très proche de ces animaux, respectant les règles évidentes de sécurité, j’observe, ne dérange pas… je n’ai pas peur.

Je reprends ensuite la route pour aller plus au sud, la côte est à moi. Je ne croise pas une voiture depuis près de 4h de route. Le bleu de la mer est sur ma gauche, à droite la steppe jaunâtre à l’infini. J’aime m’arrêter et contempler tous ces animaux. Au loin je devine des loups de mer, ils jouent, ils me regardent… c’est magnifique.

Routes de la Patagonie argentinePuis c’est le moment du retour. Je dois prendre un bus de nuit, un bus très confortable que l’on appelle ici « coche cama », une sorte de bus lits couchettes. C’est toujours un plaisir pour moi de voyager de la sorte. Le trajet se fera de nuit, direction la Cordillère des Andes et mon « quartier général » qu’est la région de Bariloche.

La Cordillère des AndesJe m’endors rapidement en rêvant des grands espaces. Au petit matin, j’entrouvre le rideau, à travers la fenêtre j’observe ces nouveaux paysages qui ont radicalement changés.  La Cordillère est là, imposante. Surprise ! La route est recouverte de neige, il a apparemment beaucoup neigé cette nuit. Le jaune de la steppe a laissé place à un doux tapis blanc recouvrant les vallées. Je suis toujours en Argentine, en Patagonie, j’ai quitté la mer pour retrouver les montagnes ; le contraste est saisissant ! merci Dame Nature.