Indiens Yamanas (Yagáns) en Terre de Feu

Indiens Yamanas (Yagáns) en Terre de Feu

Parmi les tribus indigènes qui peuplaient la Terre de feu, les Indiens Yamanas, décimés au début du 20ème siècle par les colonisateurs arrivés en Patagonie

Indiens Yamanas (Yagáns) en Terre de Feu

Parmi les tribus Indigènes qui peuplaient la Grande Île de Terre de feu, les Indiens Yamanas, décimés au début du 20ème siècle par les colonisateurs arrivés en Patagonie

Parmi les tribus indigènes qui peuplaient la Terre de feu, les Indiens Yamanas, décimés au début du 20ème siècle par les colonisateurs arrivés en Patagonie

Convaincu de l’existence d’un passage entre les côtes Atlantique et Pacifique, Magellan, premier européen à avoir observé ces terres australes, part d’Espagne en 1519 pour trouver une route maritime plus courte que celle de l’Océan Indien ouverte par Vasco de Gama, pour atteindre les Îles aux Épices. Il s’engage dans le détroit qui portera son nom. Tout au long de la route, les Indiens allument des feux, ce qui est à l’origine du nom, jusqu’à son arrivée dans une mer aux eaux plus calmes, qu’il baptisera Pacifique.

Une famille Yamana de Terre de FeuDe tous les Indigènes qui peuplaient la Grande Île de Terre de Feu, les Indiens Yamanas étaient les plus petits, avec une taille de 1,44 à 1,64 m, le tronc, les épaules et les bras très développés par rapport à leurs jambes chétives. Ils étaient si peu habitués à marcher sur la terre ferme, qu’ils se tenaient toujours sur une jambe, puis sur l’autre, ne pouvant tenir en place, gênés, gauches, marchant courbés en avant. Indiens de mer, ils utilisaient le harpon (de plusieurs sortes, selon l’objectif), la lance et la fronde, celle-ci avec une adresse incroyable. Par contre ils ne connaissaient pas l’arc. Les coquillages représentaient un grande part de leur nourriture, mais étaient aussi utilisés pour faire des outils.

Canoë des Indiens YamanasLes Indiens Yamanas, comme les Indiens Alakalufs, maintenaient en permanence un feu sur un lit de sable dans leur canot. Que le feu vienne à s’éteindre, et c’était le risque de mourir de froid. Faire un feu dans leur abri était une de leurs premières tâches, une fois à terre. Quand une femme donnait naissance à une fille, dès le lendemain, même lors des hivers les plus rigoureux, elle prenait la nouvelle née sur son dos et entrait dans l’eau avec elle, s’immergeant jusqu’au cou. Comme les femmes Alakalufs, seules les femmes Yamanas savaient nager, et ce sont elles qui conduisaient le canot.

Tomas Bridges a compilé plus de 32 000 mots Yagáns, la richesse de cette langue est surprenante : tant par son vocabulaire que par sa grammaire. Les Yagáns avaient au moins cinq mots pour le vocable “neige” ; pour “plage” encore plus ; le choix du mot adéquat dépendait de plusieurs facteurs, par exemple la localisation de la plage en question par rapport à celui qui parle, ou le fait qu’il y ait des terres ou de la mer entre cette plage et lui, ou encore son orientation. Les mêmes mots changeaient de sens suivant l’endroit d’où on le prononçait ; ainsi, un mot utilisé alors qu’on était dans un canot ne signifiait pas la même chose que quand la personne était à terre. Pour exprimer les relations de famille, les Yagáns avaient au mois cinquante mots, chacun précisant une particularité.

Les Indiens de ce Finistère absolu ont tous disparu au début du 20ème siècle. Les causes de la disparition des Indiens Yamanas ont été multiples ; la faiblesse en particulier de leurs défenses immunitaires contre les maladies des colonisateurs a fait des ravages. La fin de ces peuples fut aussi un effet induit du “développement économique” de la Terre de feu.

A la fin du 19ème siècle, de grandes sociétés capitalistes, anglaises notamment, avaient acquis en Terre de Feu des millions d’hectares. Pour y élever un animal aussi pacifique que le mouton. Il fallut d’abord massacrer ou faire fuir vers les montagnes les troupeaux de guanacos, des herbivores sauvages qui “volaient” l’herbe des moutons et abîmaient les clôtures. Mais les guanacos servaient de nourriture aux Indigènes de l’intérieur des terres.

Faute de guanacos, les Indiens Yamanas se mirent à manger du mouton et abîmer des clôtures, violant ainsi le droit de propriété et provoquant un accroissement des frais généraux. On abattit ces nouveaux “prédateurs” jusqu’à ce qu’ils perdent l’habitude de manger du mouton. Au bout d’un certain temps ils ne mangèrent plus rien du tout… Ceci fut à l’origine d’un véritable génocide : les éleveurs payaient les chasseurs 1 livre sterling par paire d’oreilles…

Découverte par Magellan, la Terre de Feu fut la terre des Indiens Yámanas (Yagáns)

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Patagonie

En Patagonie, le printemps est la saison de la fonte des neiges et de l'éclosion d'une myriade de fleurs (sabot-de-Vénus, boutons-d'or, orchidées de montagne, etc.). C'est aussi l'époque où, dans les estancias, on se prépare au gros travail de la tonte des moutons. La saison touristique débute à la fin du printemps mais la plupart des voyageurs préfèrent l'été austral, c'est-à-dire jusqu'en février. A cette période, toutes les routes sont dégagées, les aéroports sont ouverts et le calendrier des réservations hôtelières est extrêmement chargé. En automne, le plateau et les montagnes de Patagonie se métamorphosent. Le feuillage des peupliers qui entourent les estancias isolées prend une somptueuse teinte dorée, tandis que sur les hauteurs, les hêtres virent au rouge et au jaune avant de se dépouiller de leur parure. L'air devient plus frais et les touristes se font rares. Le piémont andin, de San Martin de los Andes à Bariloche, se transforme alors en un véritable paradis. Dans l'extrême Sud, le parc naturel des Glaciers ferme en hiver austral et les vastes plaines entrent en léthargie. Seules les stations de ski sont prises d'une activité fébrile : San Martin de los Andes, San Carlos de Bariloche, Esquel et même Ushuaia attirent chaque année des milliers d'amateurs. Le Rio Colorado forme la limite Nord de la Patagonie en Argentine. La steppe, ou le "désert" selon l'expression consacrée en Argentine, commence encore plus au Nord et s'étend sans interruption sur la Patagonie intérieure et côtière jusqu'au détroit de Magellan. La haute vallée du Rio Negro, qui coule au Sud du Rio Colorado, est une véritable oasis ; le contraste entre cette bande d'agriculture intensive et le désert environnant est saisissant. Les principales villes de cette région sont Neuquén, Cipoletti et Roca, sur la RN 22. A proximité de la côte Atlantique, les villes jumelles de Carmen de Patagones et Viedma sont séparées de Neuquén par 540 km. On suivra le Rio Negro en empruntant successivement la RN 22 et la RN 250, le long desquelles alternent portions de désert et étroites bandes cultivées. Fondées en 1779 par les espagnols, Carmen de Patagones est une des pus anciennes villes de Patagonie. Non loin de Viedma, les grottes dans lesquelles s'abritaient les premiers colons sont ouvertes à la visite. Sur la côte, à la hauteur de l'estuaire du Rio Negro, vit une des nombreuses colonies de lions de mer du littoral patagon. Et c'est du port de San Antonio Oeste qu'est exporté l'ensemble de la production de la vallée du Rio Negro. Vous l'aurez compris, Borispatagonia vous réserve les meilleurs sites touristiques pour votre voyage en Argentine et au Chili, vous aurez aussi les prix pour un voyage en Patagonie.