Un cadeau empoisonné

Un cadeau empoisonné

A cause du système postal en Argentine, lors d'un heureux évènement, la générosité de mes proches en France, devient un cadeau empoisonné

Un cadeau empoisonné

Même au paradis, il y a des zones d'ombres...

A cause du système postal en Argentine, lors d'un heureux évènement, la générosité de mes proches en France, devient un cadeau empoisonné

Je viens d’être papa pour la deuxième fois. Né à Buenos Aires, mon petit garçon est désormais en Patagonie. En France, bien entendu, les membres de ma famille attendaient le grand jour.

Une fois mis au courant, tout naturellement, ils décidèrent de m’envoyer quelques cadeaux pour l’arrivée de Félix. Deux oncles et tantes me préviennent alors par mail qu’ils viennent d’envoyer un paquet et me demandent de les prévenir dès réception… Trois semaines passent et toujours rien.

Pensant que j’avais oublié de les prévenir, les deux expéditeurs me relancent. De tels délais ne sont pas courants en France… Au bout de 4 semaines, je reçois enfin l’avis de passage du facteur. J’avais entre les mains un avis de la poste Argentine pour mes deux paquets !

Je vais donc à la poste, un jeudi après midi. On m’annonce alors que je dois passer à la douane pour retirer les deux paquets. Mais que la douane n’ouvre que le matin. Je retourne donc le lendemain matin. D’un pas décidé, je bute alors sur la porte d’entrée : “fermé pour la fête nationale du telepostal” ! (Je crois rêver…).

Le lundi suivant, je retourne donc à la douane. On me présente mes 2 paquets, mais on me dit que pour pouvoir les retirer je dois déjà payer 50 pesos (environ 3 euros) par paquet. Deux options me sont proposées : Soit d’aller payer au guichet si je souhaite un reçu, mais pour cela je devrai faire la queue, soit environ une quarantaine de personnes devant moi. Ou alors, donner les 100 pesos au douanier directement. Plus simple, plus rapide, pas de reçu. Vive l’Argentine !

Ensuite on me fait passer dans un autre bureau. Là on me dit que je dois imprimer une sorte de “déclaration sur l’honneur”, un formulaire sous le numéro savant de 4550 V100, sur le site de l’Afip (l’équivalent du fisc français), et indiquer la valeur marchande de chaque contenu des paquets. On m’explique également que j’ai le droit de recevoir jusqu’à l’équivalent de 25 USD par an et par personne de “marchandises”. Au delà, je devrai alors payer un impôt…

J’ai beau insister en expliquant que ce sont des cadeaux pour la naissance de mon fils, et que cela me semble stupide de devoir payer un impôt sur l’importation, sachant qu’il s’agit de cadeaux. Le douanier, plutôt rustre et un tout petit peu désolé pour moi, me dit que je peux me rendre aux bureaux de l’Afip au troisième étage, et que quelqu’un m’aidera à imprimer le formulaire et à le remplir. Il m’explique qu’il suffit de mettre une valeur inférieure à 25 USD pour l’ensemble des deux paquets et je n’aurai rien à payer.

Je prends donc la direction des bureaux de l’Afip, monte au troisième étage, me présente au guichet et là, bien sûr personne. Après 5 minutes, un agent des douanes, plutôt décontracté, apparaît enfin. Je lui explique toute la situation, et il me répond qu’en effet il faut imprimer deux formulaires, un pour chaque paquet. Mais il me demande quelle est la valeur du contenu des paquets. Je lui rétorque une nouvelle fois que je suis dans l’impossibilité de le savoir car ce sont des cadeaux et qu’en général, lorsque l’on fait un cadeau, on ne précise pas à l’avance ce qui se trouve dans le paquet !

Cette personne m’explique donc qu’elle ne peut rien faire pour moi. Que sans montant, pas de formulaire. Il me conseille de retourner au bureau des douanes, là ses collègues doivent ouvrir les paquets et m’informer sur le montant du contenu !! Je commence à bouillir au fond de moi et trouve toute cette histoire de plus en plus ridicule. Le fonctionnaire me dira plusieurs fois que le “système” est ainsi fait.

Je décide alors de me débrouiller seul. Je remplis moi même les 2 formulaires sur le site interne de l’Afip. Beaucoup de champs à remplir, dont un assez cocasse : “le contenu du paquet”. Difficile de remplir, surtout lorsqu’il s’agit d’un cadeau. En plus s’agissant d’une déclaration sur l’honneur, il ne faut pas mentir. Et je me voyais mal demander à mes oncles et tantes de me renseigner sur le contenu des paquets.

Bref… Au moment où j’écris ces lignes, je n’ai toujours pas les deux paquets en ma possession. Je me rendrai donc après demain, encore une fois, aux bureaux de la douane ; oui car ces bureaux n’ouvrent qu’un jour sur deux… (Il ne faut pas trop se bousculer non plus).

En conclusion : je préviens tous mes amis potentiels et membres de ma famille, d’éviter de m’envoyer des cadeaux. Tant pis pour mon petit bébé. Car en plus d’y passer un temps inestimable pour pouvoir récupérer chaque paquet, je devrai également dépenser pas mal de pesos en chemin.

Je rêvais d’un monde où tout serait basé sur la confiance et le bon sens. Je m’aperçois que l’Argentine ne fait pas exception. Bien au contraire… Amazon me manque, les achats en ligne également. Profitez de tout cela, vous ne vous doutez pas de la chance que vous avez ! ?

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Patagonie

En Patagonie, le printemps est la saison de la fonte des neiges et de l'éclosion d'une myriade de fleurs (sabot-de-Vénus, boutons-d'or, orchidées de montagne, etc.). C'est aussi l'époque où, dans les estancias, on se prépare au gros travail de la tonte des moutons. La saison touristique débute à la fin du printemps mais la plupart des voyageurs préfèrent l'été austral, c'est-à-dire jusqu'en février. A cette période, toutes les routes sont dégagées, les aéroports sont ouverts et le calendrier des réservations hôtelières est extrêmement chargé. En automne, le plateau et les montagnes de Patagonie se métamorphosent. Le feuillage des peupliers qui entourent les estancias isolées prend une somptueuse teinte dorée, tandis que sur les hauteurs, les hêtres virent au rouge et au jaune avant de se dépouiller de leur parure. L'air devient plus frais et les touristes se font rares. Le piémont andin, de San Martin de los Andes à Bariloche, se transforme alors en un véritable paradis. Dans l'extrême Sud, le parc naturel des Glaciers ferme en hiver austral et les vastes plaines entrent en léthargie. Seules les stations de ski sont prises d'une activité fébrile : San Martin de los Andes, San Carlos de Bariloche, Esquel et même Ushuaia attirent chaque année des milliers d'amateurs. Le Rio Colorado forme la limite Nord de la Patagonie en Argentine. La steppe, ou le "désert" selon l'expression consacrée en Argentine, commence encore plus au Nord et s'étend sans interruption sur la Patagonie intérieure et côtière jusqu'au détroit de Magellan. La haute vallée du Rio Negro, qui coule au Sud du Rio Colorado, est une véritable oasis ; le contraste entre cette bande d'agriculture intensive et le désert environnant est saisissant. Les principales villes de cette région sont Neuquén, Cipoletti et Roca, sur la RN 22. A proximité de la côte Atlantique, les villes jumelles de Carmen de Patagones et Viedma sont séparées de Neuquén par 540 km. On suivra le Rio Negro en empruntant successivement la RN 22 et la RN 250, le long desquelles alternent portions de désert et étroites bandes cultivées. Fondées en 1779 par les espagnols, Carmen de Patagones est une des pus anciennes villes de Patagonie. Non loin de Viedma, les grottes dans lesquelles s'abritaient les premiers colons sont ouvertes à la visite. Sur la côte, à la hauteur de l'estuaire du Rio Negro, vit une des nombreuses colonies de lions de mer du littoral patagon. Et c'est du port de San Antonio Oeste qu'est exporté l'ensemble de la production de la vallée du Rio Negro. Vous l'aurez compris, Borispatagonia vous réserve les meilleurs sites touristiques pour votre voyage en Argentine et au Chili, vous aurez aussi les prix pour un voyage en Patagonie.