
Un peu d'histoire...:
Vous verrez un peu partout au Chili et en Argentine des places, des rues voir des sites naturels portant le nom de deux personnages célèbres pour ces deux pays:
Bernardo O'Higgins Riquelme (20 août 1778 – 24 octobre 1842) était un officier militaire chilien. Il est considéré comme l'un des Pères de la Patrie Chilienne car il fut l'une des figures militaires fondamentales de l'indépendance et le premier chef d'état du Chili indépendant. Il dirigea le pays sous le titre de Commandeur Suprême entre 1817 et 1823, date à laquelle il se retira volontairement de la présidence afin d'éviter une guerre civile. À la suite de sa démission, il s'exila au Pérou, où il resta jusqu'à sa mort en 1842. Son nom d'origine, Ó Huiggín en gaélique, fut changé en O'Higgins par les anglais car ils n'arrivaient pas à le prononcer...

José de San Martín est né le 25 février 1778 à Yapeyú, au bord du Río Uruguay, dans la province actuelle de Corrientes qui faisait partie de la vice-royauté du Río de la Plata. Il se rend en Espagne,
avec ses parents en 1786, où il entre au Séminaire des Nobles de Madrid. En
1797, il obtient le grade de sous lieutenant en récompense de ses actions face
aux Français dans les Pyrénées.
En 1808, les troupes de Napoléon envahissent la Péninsule et le Roi Ferdinand
VII est fait prisonnier. C'est alors qu'éclate la rébellion du peuple espagnol
contre l'Empereur et son frère Joseph Bonaparte, qui venait d'être proclamé Roi
d'Espagne. Remarqué par ses faits d'armes contre les Français, il accède au
grade de capitaine du régiment de Bourbon. L'armée attaque les troupes
françaises et les bat au cours de la bataille de Baylen, le 19 juillet 1808.
San Martin s'y distingue.
Il fait connaissance de Lord Macduff, un noble écossais, qui l'introduit auprès
des loges secrètes qui complotaient pour l'indépendance de l'Amérique du Sud.
En janvier 1812, San Martin embarque pour 
Il fut nommé commandant en
chef de l'Armée des Andes et le 12 janvier 1817 débuta depuis Mendoza la traversée des Andes en
direction du Chili. Le 14 février,
le cabilde de Santiago composé des notables locaux
voisins le nomma Directeur Suprême du Chili. San Martín sachant que
l'acceptation de cette charge l'empêcherait de participer à la libération du Pérou refusa cette charge. Ainsi,
deux jours plus tard le cabilde de Santiago nomma Bernardo O'Higgins Directeur Suprême.
En mars, San Martín retourna à Buenos Aires pour solliciter l'aide du
Directoire pour continuer son expédition libératrice du Pérou. Le gouvernement de Buenos Aires lui promit en principe de
collaborer, mais étant donné la situation chaotique et de guerre civile
qu'affrontait Buenos Aires avec les
provinces, il se vit plus tard dans l'impossibilité de tenir parole. Ainsi ce
sera le Chili qui assumera tous les
frais de l'entreprise et donnera à San Martín mandat pour la mener à bien, avec
le grade de Capitaine Général de l'Armée du Chili.
À son arrivée à Buenos Aires on l'accusa
d'être devenu un conspirateur. Le 10 février 1824, il s'embarqua pour Le Havre,
en France. Il avait 45 ans et était Généralissime du Pérou, Capitaine Général de la
République du Chili et Général des
Provinces Unies du Río de la Plata.
Après une brève période à Londres, ils s'installèrent à Bruxelles et peu après
à Paris.
Durant ses années d'exil, San Martín garda le contact avec ses amis de Buenos Aires. À la nouvelle, en 1827,
de la guerre que l'Argentine menait contre le Brésil, il proposa de rentrer pour participer à la lutte, mais
jamais on ne l'appela.
En 1828, il tenta de revenir à Buenos
Aires, mais ne parvint pas à débarquer. Pendant trois mois, il resta à Montevideo.
En 1831, il s'installa en France dans une propriété de campagne près de Paris.
Trois années plus tard il déménagea pour une maison à Évry dans le quartier de
Grand-Bourg, où il résida jusqu'en 1848. Finalement, en mars il partit pour
Boulogne-sur-Mer, où il décéda le 17 août 1850.